Centre d'étude et de documentation

.

Centre de recherche, de formation, de conservation et de documentation de la Communauté française


Affichage des articles dont le libellé est Les insolites du Centre Steeman. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Les insolites du Centre Steeman. Afficher tous les articles

lundi 8 avril 2013

Objets volants identifiés (ou les soucoupes sont à Terre).



Les soucoupes volantes viennent de perdre brutalement de leur mystère. 
George Adamski et Desmond Leslie publient, en 1953, Flying Saucers Have Landed (traduit en français chez J'ai Lu Les soucoupes volantes ont atterri). Le livre témoigne d'une rencontre de troisième type, entre terriens et extraterrestres, soutenu par des photographies d'Adamski de soucoupes volantes.
Joël Carpenter, connu pour avoir déjà démystifié une série de photos d'OVNI, vient d'identifier les objets utilisés par Adamski pour la création de sa soucoupe volante, dont une lampe à pétrole de 1935. 
Sur son blog savant,  André Gunther, spécialiste des cultures visuelles, révèle les photos accablant le faussaire, mais détaille aussi l'iconographie de ces fameuses soucoupes volantes. 

http://culturevisuelle.org/icones/2671

lundi 12 mars 2012

Les aventures de Batman

Beaucoup de merveilles dans le dépouillement du Fonds Le Bussy, et quelques jolies curiosités, comme ce volume paru au Fleuve noir, consacré aux aventures de Batman. L'anthologie reprend des nouvelles de Greg Cox, Will Murray, Jerry A. Novick, Steve Rasnic Tem (spécialiste des récits de terreur), et Max Allan Collins (auteur de polar bien connu des amateurs de la série noire de Gallimard).

La pluie qui déferlait sur Gotham City était aussi noire et impitoyable que la gargouille vivante perchée sur le toit d'un immeuble d'acier et de verre pour lequel l'architecte n'avait jamais prévu d'ornement aussi gothique.
Tel un grand oiseau de proie, sa cape repliée comme les ailes d'une chauve-souris, Batman attendait. Par une nuit rendue peu accueillante par la tempête qui s'abattait sur la ville, la plupart des oiseaux avaient trouvé un abri. 
Pas celui-ci. 
Et il n'était pas le seul : il y avait aussi le gibier de potence qu'on appelait le Pingouin. 

Max Allan Collins, "Le Perchoir du Pingouin", in Greg Cox, Will Murray, Jerry A. Novick, Steve Rasnic Tem, et Max Allan Collins, Batman. Le Vautour, Fleuve Noir, Coll. Super Héros, Paris, 1994, p. 57. 

lundi 16 mai 2011

En période de "bloque"...



Elle enfila sa robe de chambre en me montrant la plus adorable anatomie que je connaisse et fila dans le couloir à la recherche de la femme de chambre. Lorsqu'elle revint, elle brandissait triomphalement le journal du secteur :
- Regarde ! dit-elle. Ca y est déjà ! Ils l'ont découvert... Tu vois que ce n'est pas la peine de se tracasser ! Je me jetai sur la feuille, ne pouvant en croire mes yeux. Par quel hasard miraculeux les policiers avaient-ils découvert le cadavre, alors que celui-ci menaçait de rester là jusqu'à la moisson ? Pour être édifié, il n'était pas besoin de lire autre chose que le titre :

A la suite d'une mystérieuse communication téléphonique d'une inconnue, la gendarmerie de Guérande découvre un cadavre dans un champ de blé. Qui est le cadavre du Moulin du Diable ? 


Gaston Martin, Faut pas troubler les mômes, Les Aventures de Zodiaque, n° 168,  Paris, Les Editions de Neuilly, 1958, p. 19. 

lundi 14 février 2011

Adieu Valentine !



Il faut marier Vani disaient ses trois soeurs. Auriez-vous un gentil mari pour Vani ? Et en effet, il était plus que temps de trouver pour la jeune fille la plus candide et la plus diabolique du monde, ce remède idéal aux idées dangereuses...

Apparue dans le magazine Elle, "Valentine, l'incompréhensible jeune fille qui grimpe sur l'échelle du jardin pour tendre ses lèvres à un inconnu, qui vole les maris de ses soeurs puis se réfugie pour pleurer dans leur bras", l'adorable créature du désordre amoureux, fut créée par un certain Michel Davet, qui n'est autre qu'un des nombreux pseudonymes de Hélène Marty. L'écrivain, qui s'illustra par une série de nouvelles pour Marie-Claire, publia la majorité de ses romans sentimentaux aux éditions Tallandier.

Adieu Valentine paru d'abord aux éditions Plon avant d'intégrer la fameuse collection Marabout de Gérard et Cie.

Michel Davet, Adieu Valentine, Verviers, Coll. Marabout (n° 212), Gérard et Cie, 1958.

lundi 7 février 2011

Rencontres du troisième type


Les soucoupes volantes existent. C'est du moins l'affirmation de Donald Keyhoe, un ancien marines, pilote d'avion, devenu dans les années 50 un des principaux "ufologiste" des Etats-Unis, réclamant un plus grand investissement et une plus grande transparence de la part de son gouvernement dans l'étude des contacts extra-terrestres et des flying saucers.

Keyhoe s'était d'abord fait connaître par ses nouvelles d'aventures et de science-fiction publiées dans les magazines pulps des années 20 et 30. The Grim Passenger (1925), The Mystery Under the Sea (1926), Through the Vortex (1926) ou The Master of Doom (1927), par exemples, paraissent dans Weird Tales, la publication de référence du genre. Pour, entre autres, la revue Flying Aces, il créa des héros récurrents, comme le Captain Philip Strange, un pilote et officier militaire doté de surprenants pouvoirs mentaux, et Richard Knight, un vétéran de la première guerre mondiale, capable de voir dans le noir depuis une mystérieuse blessure de guerre.

Après plusieurs investigations, Keyhoe est persuadé que non seulement les soucoupes volantes existent mais que surtout le gouvernement américain le sait et cache la vérité aux citoyens. Transformant un article retentissant en un ouvrage polémique, Keyhoe ouvrait la voie avec ce livre (l'un des premiers traduits et édités en France sur la question) à d'innombrables suspicions et récits paranoïaques.

Au Centre Steeman, on voit peu de soucoupes volantes, mais on lit beaucoup de fictions de science-fiction. A tel point que cette année, on peut déjà le dévoiler, les extra-terrestres vont débarquer à plusieurs reprises à la Bibliothèque. On promet de vous tenir informé...

lundi 17 janvier 2011

Le Juge n'aime pas faire le mort





Chapitre 1 : Monsieur le Juge fait le mort

(...) Mais Zacharie, homme curieux par nature, avait, tout à l'heure, dans le donjon où nichait le greffe, ouvert la lettre anonyme adressée au juge de paix et y avait lu ceci : JUGE, DANS TROIS JOURS TU SERAS MORT. PREMIER AVERTISSEMENT. Comme l'adresse, la lettre était composée en lettres pour potages. Comme l'adresse, le message était composé en lettres pour potages. "Alphabets Rivoire et Carret" avait pensé aussitôt le greffier. La lettre, en effet, avait été déposée sur le bureau du juge et à Porzabbat, on ne trouve, pour toute garniture de potages, que cette seule marque de pâtes alimentaires.
Zacharie était bien placé pour connaître ce détail, car sa femme tenait à Sant-Jakez un petit dépôt d'épicerie.



Yann Le Coeur, Le Juge n’aime pas faire le mort, Editions J. Susse, coll. « du Hibou », 1946, p. 17.

On recommandera encore, dans la première partie, le chapitre V (M. le Juge n'est pas rentré), dans la deuxième partie le chapitre I (L'Aveugle Justice se met en marche), et, dans la troisième partie, les chapitres I et II (Raisonnements par l'Absurde et La Vérité toute nue).

samedi 12 juin 2010

Chaud-froid de volaille !


Chapitre 8

" - Vous avez probablement déjà reconnu le gouverneur ? dit une voix derrière moi.
- Oui, madame. Je pivotai vivement sur moi-même. Et vous êtes sans doute...
Mon larynx refusa de laisser passer la suite. Car le magnifique spécimen de féminité qui venait de pénétrer dans le salon ne devait pas avoir beaucoup plus de trente ans et portait avec aisance un deux-pièces du type "bain de soleil", jupe et boléro-bustier, qui mettait en valeur une chair appétissante, dorée juste à point. Ses yeux étaient légèrement plus clairs que ses cheveux, et ses cheveux avaient la noirceur du péché dans les contes de grand-maman.
- Mme Dalton Burnside, déclara-t-elle, complétant à ma place la phrase restée en suspens. Parfaitement consciente de ma surprise, elle traversa la pièce, s'assit sur le bord d'un large divan et m'en désigna l'autre extrémité. Je vous en prie, Mr. Cotten.
J'obéis. Nous avions, à portée de la main, une petite table chargée de carafes de cristal et d'un seau à glace en argent massif. Ma cliente arrangea calmement les plis de sa jupe.
- Vous excuserez cet accoutrement peu protocolaire, Mr. Cotten, mais j'étais là-haut, dans le solarium, quand on m'a annoncé votre présence.
- Ne vous inquiétez pas, madame Burnside. Vous seriez surprise d'apprendre dans quelles tenues il m'est arrivé d'être reçu, depuis que je fais ce métier.
L'un de ses sourcils s'éleva subtilement.
- Je vois, je vois... Elle ôta le couvercle du seau à glace. Vous vous alcoolisez, Mr. Cotten ? "


Sam Taylor, Chaud-froid de volaille (So Cold My Bed), trad. de Gilles-Maurice Dumoulin, Paris, Presses de la Cité,  1955.

samedi 5 juin 2010

Tu peux pleurer ma belle...


Chapitre VII

" (...)
- Vous avez pensé à tout, n'est-ce pas, Larry ?
Je revins m'asseoir à côté d'elle, lui pris le verre des mains et la fis glisser sur mes genoux.
- Vous m'avez manqué, mon petit.
- Je sais, Larry, il s'est passé presque une semaine. Comment ferons-nous pour rester séparés pendant tout le temps que je devrais demeurer à Reno ?
- Oui... Ah! que vous sentez bon !
- Idiot!
- Je vous aime, chérie.
- Oh ! Larry, vous avez besoin de vous raser !
- Et qui s'en soucie ?
- Chéri... Chéri, attendez. Vous allez tout déchirer.
- Qui s'en soucie ?

Jon Evans, Tu peux pleurer ma belle..., Editions Ferenczi, Collection "Le Fantôme", Paris, 1953.
Roman policier américain, traduit par D. Guillet dans la fameuse collection Le Fantôme.

lundi 17 mai 2010

On est jamais trop prudent !


" Attention à ceux que vous croisez dans la rue, à ceux à qui vous parlez dans les cafés ou à ceux qui vous demandent tout simplement du feu, un renseignement ou qui s'arrangent pour vous harponner. Ce sont des vampires modernes d'une rare puissance qui ont besoin de votre sang pour être des robots pensants ! "

Kallum, Espionnage et robot-femelle (les enquêtes  du Colonel John Kallum).


F.-P. Belinda, Robot femelle, Lyon, Ed. Jacquier, 1959. 

mardi 4 mai 2010

A mourir de peur (ou de rire)


"Mourir de peur! Cette expression populaire a-t-elle un sens? L'homme peut-il éprouver une peur qui tue ou la faire subir à autrui ? Par quels mécanismes psychiques ou physiologiques ? Comment expliquer les cas de morts indirectes : par suggestion, par envoûtement, par prédiction, par sortilège ? Le livre de J.C.Barker, basé sur des faits véridiques, analysés et constatés médicalement, a le grand mérite de traiter d'un point de vue scientifique des questions insolites que la "Science" méprise trop volontiers... "

Quatrième de couverture de l'essai de J.C. Barker, La peur et la mort. Peut-on vraiment mourir de peur ? (Scared to Death, 1968), trad. de Claude Elsen, Verviers, Bibliothèque Marabout, Coll. "Univers secret", 1972.

mardi 20 avril 2010

Méfiez-vous des rousses !



Chapitre VII

"La situation pour Gertie était critique. Qu'allait-il se passer lorsque Hove Mason aurait refermé sur lui la porte de l'étroite cabine ? Evidemment, de gré ou de force, et pour conjurer un péril plus pressant, Gertie n'aurait qu'un échappatoire, accorder à Hove Mason ce qu'elle lui avait refusé jusque là. Il y a dans la vie des moments où il faut savoir faire les sacrifices nécessaires.

Eh bien, si bizarre que cela puisse paraître, il était écrit que l'heure du sacrifice n'était pas encore venue pour Gertie Nichols, que Hove Mason n'en aurait pas plus cette nuit là qu'il n'en avait eu jusque là."


Méfiez vous des rousses de Anthony Walber, Editions A.D., coll. "Pigall", 1956.

mardi 13 avril 2010

Nos secrets


"L'étrave du paquebot fendait les lames houleuses de l'océan Atlantique. Il était minuit. Didier Arnaud posa son regard chargé d'amertume, sur la jeune femme qui, installée dans un fauteuil voisin de celui qu'il occupait, fumait une cigarette de tabac blond."
Roman par Paul Darlix, Bruxelles, 1952.