Centre d'étude et de documentation

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Centre de recherche, de formation, de conservation et de documentation de la Communauté française


lundi 14 janvier 2013

Tarantino déchaîné



Projection spéciale de Django Unchained 
(USA, 2012. Réal.: Quentin Tarantino)

Présentation du film par Dick Tomasovic (BiLA/ULg)

"Tarantino et le western spaghetti"

Mercredi 16 janvier 2013
20h30 au cinéma Sauvenière


Tarantino revient et la BiLA, en partenariat avec les Grignoux, est sur le coup !

Avec un lasso en chaînes d’acier et un chapeau de cow-boy,Tarantino revisite à sa manière le genre iconique du western spaghetti. Un esclave affranchi et un chasseur de primes allemand deviennent d’improbables alliés dans la bataille contre un tyrannique propriétaire de plantations. Nul doute que son féroce talent nous apportera son lot de phrases-cultes et de scènes mémorables…
 




"Après s'être plongé avec succès dans la noire histoire de la vieille Europe anti-sémite avec son savoureux Inglourious Basterds, voici que Quentin Tarantino tourne son regard vers le passé peu glorieux de l'Amérique, et plus précisément le vieux Sud esclavagiste. (...) Nous voici donc partis pour plus de deux heures et demie de leçon d'histoire bien moins ennuyeuse que les cours magistraux...

Premier point d'importance, Quentin Tarantino ne propose en aucun cas un remake du film-culte de Sergio Corbucci de 1966 avec Franco Nero dans le rôle-titre, mais nous offre au contraire une histoire totalement inédite, ne mentionnant le nom du héros que pour s'inscrire dans une certaine tradition du cinéma d'exploitation auquel, on le sait, il porte un amour sans limites.

(...)

La volonté de Tarantino de raconter une histoire digne de l'héritage du genre [western] impose un format qui peut sembler excessif, une durée de deux heures quarante-quatre faisant craindre des baisses de régime ou une certaine complaisance. Rien de tel ici, pourtant. Son goût de la diatribe ne gêne en rien la narration, à la différence d'un Boulevard de la mort souvent trop bavard, et le mariage de l'humour et de la violence ne flirte jamais avec la bouffonerie au contraire d'Inglorious Basterds. En cela, Tarantino signe l'un de ses hommages les plus maîtrisés, les plus réjouissants aussi. L'entrée en matière révélant la longue marche de Jamie Foxx dans le désert trouve ainsi un écho avec celle, inoubliable, de Jackie Brown, dont il retrouve la perfection narrative, en y ajoutant un souffle épique inattendu. Du très grand Tarantino."

Yann Lebecque, in L'écran fantastique, janvier 2013, n°338, p. 18.


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