Centre d'étude et de documentation
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Centre de recherche, de formation, de conservation et de documentation de la Communauté française
mercredi 19 mars 2014
lundi 10 mars 2014
Sang pour sang nul ? Vampire Academy
La saga "bit-lit" de Richelle Mead vient d'être adaptée au cinéma.
Vampire Academy, réalisé par Mark Waters, porte à l'écran le premier volume du best-seller sériel, paru en français chez Castlemore, et intitulé Soeurs de sang. Le roman s'adresse évidemment à un public très ciblé, que l'on devine aisément à partir du quatrième de couverture :
Saint-Vladimir est une école privée hors du commun : à l’abri des regards indiscrets, de jeunes vampires y apprennent la magie. Rose Hathaway est une Dhampir et elle doit assurer la protection de sa meilleure amie Lissa, Princesse Moroï. Elles ont fugué pour fuir la menace de mort qui pesait sur Lissa au sein même de l’Academy, mais elles y ont été ramenées de force. Ces menaces sont-elles réelles ou sont-elles le fruit de leur imagination ? Quelles sont les véritables raisons qui les ont poussées à partir ?
Le synopsis du film est un peu plus explicite encore sur la tonalité "Highschool Teen Movie" du projet:
Rose Hathaway est une Damphir, un croisement entre une humaine et un vampire, qui aide les gentils vampires Moroi à combattre leurs ennemis jurés les Strigoi. Elle est la protectrice de Lissa, une princesse qui est la descendante d'un clan important. Envoyées dans une école réservée aux Moroi et aux Damphir, les deux amies doivent affronter les difficultés de toutes les adolescentes : la jalousie de leurs pairs, la curiosité des garçons et le désir de s'émanciper. Lorsqu'une menace plane sur l'avenir de la princesse qui utilise trop souvent sa magie, Rose doit recourir à ses dons spéciaux pour lui venir en aide.
Si la critique autorisée n'est pas tendre avec le film (c'est le moins que l'on puisse dire, puisqu'il est fréquemment qualifié de sous-Twilight), les forums des fans reçoivent l'oeuvre plutôt avec bonheur, heureux d'y trouver l'adage du livre joliment décliné ("Seule votre meilleure amie peut vous protéger de vos ennemis"). Jolies filles et jolis garçons, couleurs flashys, romances torturées et crocs glamours, les vampires sont avant tout ici des corps de séduction.
Cher(e)s ami(e)s de la Bila, n'hésitez pas à vous faire votre propre avis et à venir découvrir la saga de Richelle Mead dans nos rayons avant de vous faire mordre dans les salles obscures.
Et pour vous donner envie (ou pas) de vous y abandonner, voici la première phrase du roman :
Je sentis sa peur avant d'entendre ses cris.
La bande-annonce du film :
lundi 24 février 2014
La merveilleuse Aventure
Jean Darvois jeta un coup d'oeil furibond sur le tableau de bord pour constater qu'il était dix-neuf heures quinze, et il appuya un peu plus fort sur le démarreur.
La limousine fit un bond et Jean, les sourcils rapprochés, essaya d'imaginer le visage que devait avoir Carole, présentement seule au bar du "Pingouin" où elle l'attendait depuis un quart d'heure déjà.
Carole avait horreur d'attendre, mais les affaires étaient les affaires, et celle qui avait nécessité le déplacement personnel du grand patron de Darvois & Cie n'était pas de petite envergure.
Jean eut un sourire attendri pour évoquer Carole, sa fulgurante beauté, ce charme un peu sophistiqué qui la rendait si personnelle, si étrange, comme déroutante, et avisant les lumières que projetait sur la rue un petit café situé en bordure de la route Nationale, il pensa qu'il serait plus sage de prévenir Carole de son retard.
Il stoppa, fit claquer la portière, entra en coup de vent , commanda un Vittel fraise et demanda la communication pour Paris.
Katherine Gautier, La merveilleuse Aventure, Collection Pâquerette, n° 18, les éditions de Lutèce, 1953, p. 3.
lundi 10 février 2014
Le cri de Tarzan, le silence du Parrain
Le partenariat Grignoux/ Bila, qui met en lumière, toutes les six semaines, des films de genre particulièrement stimulants, continue avec de très jolies propositions.
En février, nous vous recommandons trois films portant sur deux personnages phares des littératures de genre, deux personnages que la BiLA affectionne beaucoup : Tarzan et Don Corleone.
Le premier, auquel la BiLA a consacré une exposition itinérante ("Les Seigneurs de la jungle. Tarzan et les tarzanides") revient dans un film d'animation que l'on promet ébouriffant.
Le second, qui avait eu les honneurs d'un séminaire de l'imaginaire par François Provenzano, vous est proposé dans sa forme canonique: Le Parrain I et II de Francis Ford Coppola ressortent en effet en copie numérique. Des classiques absolus à voir et à revoir sur grand écran.
La programmation est accessible à partir du site Internet www.grignoux.be et vous retrouverez la sélection dans le magazine papier du même nom (dont sont issus les textes ci-dessous).
Le Parrain
Plus de 40 ans après sa sortie, le succès de la saga de Francis Ford Coppola demeure intact. Qu’on la découvre ou qu’on l’ait déjà vue cent fois, on ne manquera pas d’être ébahi par cette fresque familiale qui défraya la chronique en décortiquant les us et coutumes de la mafia.
Un film de Francis Ford Coppola, Etats-Unis, 1972, 2 h 55, VO. Avec Marlon Brando, Al Pacino, James Caan, Robert Duvall, Diane Keaton.
Le Parrain II
Deux ans après le premier volet, Coppola, contraint par la Paramount, accepte de donner une suite au Parrain. La principale difficulté est alors de trouver un moyen de conserver la tonalité du premier opus sans raconter la même histoire. Inutile de dire que ce pari fut une réussite... L’étude psychologique d’un individu aux prises avec son milieu définissait déjà la première partie du Parrain. C’est principalement sur cet aspect que Le Parrain II agit comme une suite qu’il amplifie davantage en allant jusqu’à explorer l’inconscient du héros.
Un film de Francis Ford Coppola, Etats-Unis, 1974, 3 h 20, VO. Avec Al Pacino, Robert De Niro, Diane Keaton, Robert Duvall.
Tarzan
Au cœur de la jungle africaine, John Greystoke a découvert une étrange météorite qui semble être la source d’une énergie colossale. En prélevant un échantillon, il provoque un cataclysme auquel seul son jeune fils, Tarzan, survivra. Recueilli par Kala, une femelle gorille, il devient un jeune homme fort et agile. Un jour, pour la première fois depuis la mort de ses parents, il rencontre des humains, dont Jane Porter, une jolie jeune fille qui accompagne son père lors d’une exploration. Cinq ans plus tard Jane revient, accompagnée cette fois de Clayton, un entrepreneur cupide qui désire exploiter les ressources de la météorite. Tarzan doit alors faire appel à son instinct pour préserver son milieu naturel et protéger ceux qu’il aime.
Un film de Reinhard Klooss, Allemagne, 2014, 1 h 34.
Séries en série
Cette semaine, le séminaire de l'imaginaire portera sur un héros de série télévisée (Walter White, de la série Breaking Bad). L'intérêt de la BiLA pour les séries télévisées n'est pas neuf. Fictions (ultra) populaires et feuilletonesques, elles travaillent en profondeur les notions de genre, de personnage typé et de sérialité structurant bon nombre d'oeuvres présentes dans nos collections.
Si un regard un peu analytique et philosophique sur le renouveau des séries télévisées vous intéresse, nos bibliothécaires vous recommandent la belle collection d'essais parus aux Presses Universitaires de France.
Intelligents et vivifiants, ces essais prolongent le plaisir des séries tout en offrant des pistes de réflexion sur les grands thèmes et motifs qu'elles véhiculent.
"Il n’est pas garanti que les séries puissent « nous aider à vivre » et « à comprendre le monde », mais il s’avère que ces productions consommables en toute innocence ont été construites avec soin et peuvent ouvrir la porte à de profondes réflexions. Les Presses universitaires de France l’ont bien remarqué et inauguré en avril 2012, une « série sur les séries », où les philosophes ont leur place et disposent d’un espace suffisant pour nous montrer que ces œuvres peuvent être lues sur de multiples registres."" (Sciences Humaines, numéro spécial La bibliothèque des idées d’aujourd’hui, janvier 2014, p. 61).
Retrouvez ces ouvrages, et bien d'autres, dans notre rayon dédié aux séries télévisées.
L'amour et la violence
Ce lundi soir, à la BilA, les Parlantes vous diront quelques mots d'amour.
Ce jeudi midi, au séminaire de l'imaginaire, Sarah Sepulchre détaillera les méfaits de Walter White.
Heureusement, vous ne devez pas choisir votre camp!
lundi 27 janvier 2014
Amour toujours ? Les parlantes répondent à la BiLA
Je t'aime ; tu m'aimes? ; mais il m'aime aussi ; nous nous aimons alors ou vous vous aimez?; ils s'aiment (et auront beaucoup d'enfants).
Ne fêtons pas les amoureux, mais plutôt la littérature. En préambule du prochain festival de lecture qui se tiendra du 12 au 17 mars 2014 à Liège (2e édition), les Parlantes viennent tourner leur langue sept fois dans vos oreilles autour de la Saint-Valentin !
Venez découvrir 7 extraits littéraires de 7 minutes, illustrant chacun une étape d’une histoire d’amour, des émois du début… aux effrois de la fin.
Les textes sont de Sébastien Japrisot, Daniel Pennac, Guy de Maupassant, Alexandre Jardin, Roland Barthes, Victor Hugo, Juliette Drouet, Frédéric Beigbeder et Régis Jauffret.
La lecture sera assurée par Letizia Messina.
L'entrée est libre, venez nombreux (en couple ou non!).
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